Germain Lambert sauvé de l’oubli par Motul et le Ministère de la Culture

Lambert
Fortement engagée dans le monde du véhicule historique, impliquée dans les sports mécaniques au plus haut niveau et présente à Rétromobile pour la 8e année consécutive, Motul présentera 4 « Lambert » d’exception.

Motul, en partenariat avec le Ministère de la Culture et de la Communication et la Cité de l’Automobile de Mulhouse, a ainsi pu, sur l’initiative de Rodolphe Rapetti, Conservateur Général du Patrimoine, participer à la première acquisition par l’état français d’un ensemble automobile français reconnu « d’intérêt patrimonial majeur » : quatre véhicules et des archives uniques du constructeur français de génie, Germain Lambert :

- La « Sans Choc »
- Le Coach
- Le Cabriolet CS
- La « Bold’or »

Une présentation à capots ouverts

Pendant toute la durée de l’exposition, les bénévoles de la FFVE, dont Motul est partenaire depuis 7 ans, organiseront des animations à « capots ouverts » pour faire découvrir aux passionnés comme aux néophytes les dessous de ces belles mécaniques et leur histoire, précieux témoignages d’une époque où l’on pouvait être artisan sans renoncer à l’esprit pionnier, à l’excellence et à l’innovation technique qui avaient fait de l’industrie automobile française la première au monde.

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Pendant toute la durée de l’exposition, les bénévoles de la FFVE, dont Motul est partenaire depuis 7 ans, organiseront des animations à « capots ouverts » pour faire découvrir aux passionnés comme aux néophytes les dessous de ces belles mécaniques et leur histoire, précieux témoignages d’une époque où l’on pouvait être artisan sans renoncer à l’esprit pionnier, à l’excellence et à l’innovation technique qui avaient fait de l’industrie automobile française la première au monde.

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LAMBERT : les hauts et les bas d’une firme française

Fondée en 1922 par Germain Lambert, cette firme s’est d’abord spécialisée dans la fabrication de moulins à farine, de matériel forestier, d'étaux, de machines-outils et dans diverses pièces détachées pour cycles et automobiles. Elle dut attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour connaître le succès.

C'est en 1947 que ce créateur dans l’âme fabrique sa première voiture, une 6/35 CV à culbuteurs et moteur Ruby, qui atteint les 120 km/h. Les ventes sont toutefois presque inexistantes et découragent ses associés.

Il persévère dans la construction automobile et conçoit, en juin 1949, une voiture de course, en duralumin et aluminium, avec essieu et pont rigide, suspension par ressorts à lames et toujours avec le moteur Ruby dans une version améliorée. Le confort des précédentes réalisations a volontairement été sacrifié au profit d'une voiture étudiée exclusivement pour la course.

Il engage sa voiture dans le prestigieux Bol d'or, la course la plus populaire, la plus dure et la plus éprouvante de l'après-guerre. La voiture Lambert arrive en 3è de l'édition de 1950 dans la catégorie 1100 cm3, et termine à la même place l’année suivante puis s'impose en 1952 puis 1953. Lors de cette victoire Lambert lui-même est au volant et réussit à imposer son nom dans le monde de l'automobile après tant d'efforts et de sacrifices.
Il conçoit alors d’autres modèles. Cependant, malgré le succès rencontré, Germain Lambert est au bord de l'asphyxie.

Tous les bénéfices réalisés par ses moulins à farine ont été engloutis dans la réalisation des premiers modèles et ses participations aux multiples compétitions qui lui ont permis de donner une véritable existence à son entreprise.

Les ventes ne couvrent que péniblement les remboursements des crédits qu'il est contraint de souscrire pour poursuivre la production. Les créances sont alors si importantes que sa propriété, tout son matériel et toutes les voitures construites ou en cours de fabrication sont mises aux enchères.

La firme est contrainte de fermer ses portes en 1953.

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